J'ai choisi le Master 2 Juriste d'Affaires International et Européen, parcours international

David Olry est étudiant en Master 2 Juriste d’Affaires international et européen (JAIE), à la Faculté de Droit, Sciences économiques et Gestion de Nancy, un diplôme qui propose deux parcours de spécialité distincts en droit européen et en droit international.

Personnalité extrêmement proactive, David a de nombreux projets pour la réalisation desquels il compte sur cette formation et sur son orientation en parcours international. Pour lui, le Master 2 JAIE est une formation porteuse et prometteuse d’avenir pour les juristes qui souhaitent évoluer à l’international. Il en explique les raisons à Anomia.

Peux-tu nous présenter ton parcours ?

Après deux années de classe préparatoire aux grandes écoles, j’ai décidé de me réorienter vers le droit, tout en gardant un intérêt pour l’économie. J’ai donc intégré le cursus double licence droit-économie à Nancy. Comme la Prépa, il s’agit d’un parcours très exigeant et en même temps très stimulant sur le plan intellectuel. A cette occasion, j’ai eu notamment la chance de faire un stage d’observation auprès d’une députée européenne et de rédiger un mémoire de licence en économie du droit portant sur les droits de propriété et la problématique des externalités du marché. Cet exercice m’a d’ailleurs permis de me découvrir une passion pour la recherche universitaire. Mais avant de me lancer dans une telle aventure, il me fallait déjà songer au Master. J’ai donc intégré le Master 1 droit des affaires puis le Master 2 Juriste d’Affaires International et Européen, parcours international.

En parallèle de ma licence et du Master 1, j’ai été responsable du pôle culture de l’association « Étudiants du Campus Carnot », ce qui m’a permis d’organiser plusieurs conférences au sein de la Faculté, sur des thèmes comme les crypto-monnaies, les voitures autonomes ou encore l’IA et le Big Data.

Au sein du Master 2 JAIE, j’ai eu la chance de devenir président de l’association du diplôme. J’ai axé mon mandat sur le rayonnement du Master 2, à travers une présence accrue sur les réseaux sociaux et l’organisation de conférences et de colloques.

Pourquoi t'es-tu orienté vers le Master 2 Juriste d’affaires international et européen, parcours international ?

Dès la licence, j’ai développé une certaine appétence pour le droit des affaires qui s’est affinée en Master 1, avec un intérêt particulier pour le droit international privé, le droit du commerce international et les modes alternatifs de règlements des différends, tels l’arbitrage et la médiation. Autant de disciplines qui sont enseignées au sein du Master 2 JAIE, parcours international.

Dans l’idéal, je souhaiterais pouvoir exercer en tant qu’arbitre ou médiateur international, et la formation du JAIE est celle qui correspond le mieux à mes objectifs d’avenir, tant à travers les cours dispensés que les différents Moot Court en rapport avec la médiation.

Enfin, j’ai choisi de ne pas faire d’alternance, alors que le Master 2 offre cette possibilité, dans la mesure où j’envisage de m’orienter vers une thèse de doctorat. En effet, devenir enseignant-chercheur à l’Université me permettrait de satisfaire mon goût pour la recherche et la transmission du savoir, tout en restant compatible avec des activités d’arbitre ou de médiateur.

En réalité, le Master 2 JAIE, parcours international, est un véritable « couteau suisse » qui ouvre de nombreuses portes et peut satisfaire des profils divers.

Quelles sont les conditions de sélection et les modalités de sélection pour y entrer ?

Quand j’ai déposé ma candidature en 2019 pour intégrer le Master 2 JAIE, il y avait une présélection sur dossier à la fin du Master 1 puis un entretien individuel. Dans un futur proche, il est envisagé de sélectionner directement à l’entrée du Master 1. Je ne sais pas quelles seront alors les nouvelles modalités de sélection.

Quoi qu’il en soit, de la culture générale, une bonne maîtrise de l’anglais et un fort intérêt pour les enseignements dispensés au sein du Master 2 me semblent être les trois qualités requises pour intégrer sereinement ce diplôme. Bien sûr, les résultats antérieurs sont également pris en compte, mais je ne crois pas qu’ils soient l’élément principal. Sont également importants, la bonne maîtrise des fondamentaux, un esprit de synthèse et de réflexion ainsi qu’une bonne dose de curiosité !

Les étudiants de ce Master ont-ils l’opportunité de participer à des concours ?

Généralement, le Master 2 JAIE propose à ses étudiants trois concours : le Ian Fletcher Insolvency Law, sur le droit de la faillite internationale, le concours de médiation de l’International Chamber of Commerce (ICC) à Paris et le concours de médiation du Centre de Médiation et d’Arbitrage de Paris (CMAP). Les deux premiers en anglais et le troisième en français.

Cette année, j’ai ainsi pu participer au concours de l’ICC, dans lequel nous étions une équipe de quatre et où nous devions jouer les parties à la médiation. La session se déroulait avec un dirigeant et le conseil de la partie demanderesse face aux dirigeant et conseil de la défenderesse. Ce concours combinait et articulait les techniques de la médiation internationale et de la négociation commerciale.

Avec l’aide du Professeur Olivier Cachard et de Madame Nancy Krent, médiatrice américaine, qui ont été nos coachs, nous avons participé à cette formidable aventure. Plus que le concours en soit, l’intérêt était d’apprendre des soft skills et de rencontrer des équipes du monde entier, allant du Brésil à la Nouvelle-Zélande en passant par l’Inde, la République Tchèque et le Canada ! Cette expérience a été très enrichissante sur le plan personnel, avec de belles rencontres, et m’a permis de voir ce qu’était réellement le milieu international. C’est un concours que je recommande volontiers à tous ceux qui souhaitent avoir une carrière internationale, développer des softs skills et s’enrichir humainement.

Quels conseils donnerais-tu à des étudiants qui souhaiteraient intégrer ce diplôme ?

Ce Master est avant tout destiné aux étudiants qui souhaitent s’orienter vers l’international et qui ont une grande curiosité et ouverture d’esprit.

Il est difficile de donner des conseils particuliers pour intégrer ce Master… À part être soi-même, travailler et avoir confiance en soi. Car après tout, « ce que d'autres ont réussi, on peut toujours le réussir » écrivait Saint Exupéry (Terre des hommes, 1938).

Valentin Tonti Bernard

Valentin Tonti Bernard

Paris